LA FIGURATION NARRATIVE, Paris 1960 à 1972

Si vous n’avez pas encore vu la Figuration Narrative, courrez voir cette exposition au Grand Palais
Outre le fait que le sujet est passionnant d’autant plus que rarement traité, l’accrochage pertinent et coloré, le temps vous est dorénavant compté pour découvrir ou redécouvrir ce courant artistique des années 60, puisque les portes du Grand Palais se referment sur cette décennie picturale dès dimanche soir.


Artistes de la Figuration narrative

1960 : Le monde a irrémédiablement changé. Il s’est battu et continue à se battre, bouleversant les sociétés et donnant à une poignée d’artistes l’envie et les armes d’évoluer avec lui.

Les armes, se sont les nouveaux vecteurs qui gouvernent les sociétés et que les artistes s’accaparent pour en faire des nouveaux moyens d’expression : L’image et ses dérivés, tels que la photo, la vidéo mais aussi l’Objet avec un grand O.

L’envie, elle leur est donnée par la politique, nationale et internationale, par les conflits qui jalonnent cette décennie, par le capitalisme encore naissant, par l’émergence de ces sociétés, dites de « consommation »

Eux, ce sont une poignée d’artistes aux nationalités diverses, animés par la même envie de témoigner, de dénoncer, de contester, de décrier ou crier leur désaccord avec un monde en total bouleversement.

Ainsi, que ce soient Eduardo Arroyo, Erro, Oyvind Fahlström, Bernard Rancillac, Antonio Recalcati, Peter Saul, Hervé Télémaque, Jan Voss, Valerio Adami, René Bertholo, Gianni Bertini, Peter Klasen, Henri Cueco, Gérard Fromanger, Jacques Monory ou Gilles Aillaud, ils choisissent tous de mettre la figuration, le récit, au service de leur art, tel un besoin, une évidence, créant un courant innovant, aussi bien sur le fond que sur la forme.

Ainsi, ils utilisent aussi bien la bande dessinée, le roman noir, la vidéo, la publicité ou la photo pour narrer un sujet en rapport avec le monde qui les entoure : la guerre, la société assoiffée de légèreté et de futilité, la politique, l’art et les artistes qui les ont précédé
leurs oeuvres d’art, souvent monumentales, s’inscrivent sur des cimaises colorées distribuées de façon thématique et chronologique, nous enseignant à la fois les caractéristiques d’un courant pictural qui durera de 1960 à 1970, mais nous imposant aussi, de fait, une révision sur l’histoire sociale, politique, artistique et internationale de cette époque, pour notre plus grand bonheur.

Puis, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec le mouvement, qui au même moment, frappe les esprits aux Etats Unis et que l’on appelle le Pop art. On en cherche les points communs, les divergences, et si les premiers nous apparaissent aisément, ce qui les oppose ne tarde pas à s’imposer à nous, se traduisant indéniablement, coté français, par un aspect plus politique, plus « propagandiste » du courant
.comme il se doit !

El caballero espanol Eduardo Arroyo,
Centre Pompidou ADAGP, Paris 2008 © Photo RMN

Galeries Nationales du Grand Palais
du 16 mai au 13 juillet.
3 avenue du Général Eisenhower
75008 Paris
Entrée : Clemenceau

Horaires :
Tous les jours de 10 h à 20 h et nocturne le mercredi jusqu’à 22 h. Fermé le mardi (et le 1er mai)
(dernier accès 45 minutes avant la fermeture)

Transports :
Métro : lignes 1, 9, 13 / stations : Franklin Roosevelt, Champs-Elysées-Clémenceau
Bus : lignes 28, 32, 42, 72, 73, 80, 83, 93
stations Vélib’ n° 8029 et 8001
Personnes à mobilité réduite : accès avenue Winston Churchill
Parkings: Rond Point des Champs-Elysées à Invalides – Concorde

Tarifs :
tarif plein : 10 €
tarif réduit : 8 € (13-25 ans, famille nombreuse, demandeur d’emploi
)

Billet jumelé pour les deux expositions des Galeries nationales du Grand Palais (Figuration narrative et Marie-Antoinette) : 17 € en tarif plein, 14 € en tarif réduit.
Gratuité pour les moins de 13 ans, les bénéficiaires du RMI et du minimum vieillesse.
La gratuité le premier dimanche de chaque mois ne s’applique pas aux Galeries nationales du Grand Palais.

Pour toutes informations complémentaires c’est par là >> rmn.fr

10 années ago

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