Le mois de la photo Off

Deux courants se partagent le mois de la photo à Paris, l’officiel (cf mon poste précédent) et le Off. Comme dans tout événement artistique en France l’officiel est la vision élitiste et l’autre, la vision plutôt réaliste. D’un côté les personnes reconnus, de l’autre d’illustres souvent inconnus, MEP, BNF, grandes galeries et autres lieux prestigieux, face aux petites galeries ou des endroits à fort en caractère. Bref, un bien joli mariage à mon sens, qui fait de ce mois de la Photo, le rendez-vous des passionnés, des collectionneurs, des professionnels et des amateurs et qui rassemblent finalement, chacun, à sa manière, les amoureux de l’image fixe.

Toutes les infos sur les expositions sont là >> moisdelaphoto-off.org

12 années ago

1 Comment

  1. Une belle première exposition de photo à visiter pour la Galerie Jamault qui présente le travail de Jean-Pierre Bertin-Maghit jusqu’au 2 décembre 2006

    19 rue des blancs manteaux 75004 Paris
    http://www.galeriejamault.com

    La proposition de Jean-Pierre Bertin-Maghit s’organise autour de trois thèmes qui ont accroché son regard. Le corps qui danse. L’appel du lointain. L’homme et la ville.

    Temps de pause, profondeur de champ, contraste lumineux cernent ses choix avec pour exclusives le noir, les gris, le blanc. Papillotements de la lumière sur le sol mais opacité des ciels d’hiver.

    La rigidité des structures autorise les flous, les déformations, des arrières plans ou premiers plans. Diagonales, obliques, perpendiculaires épinglent traversée, envol des corps, cadences des pieds frappant le sol où s’arrachant à l’apesanteur.
    Devant l’illimité, l’homme pose le transition d’une grille, d’une jetée. Dresse-t-il une barrière pour retenir son élan ou va-t-il utiliser ce tremplin pour le favoriser ?

    Lieux de rencontre ou de départ témoignent de son rapport avec la ville, sombre comme une menace ou claire comme un appel.
    Où place-t-on le voyageur, à l’intérieur de la station ou à l’extérieur de la rame ? Ailleurs, le corps bondissant, chutant, pirouettant nargue le cadre qui l’emprisonne.

    Le cheminement du photographe enclôt le lieu comme pour mieux l’ouvrir au regard. Jean-Pierre Bertin-Maghit joue à brouiler les repères entre intérieur et extérieur.

    Françoise Denoyelle

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